Les quatre éléments : un shooting photo collectif pour femmes entre terre, air, eau et feu

Et si quatre femmes devenaient, le temps d’un shooting photo, les quatre éléments ? C’est l’idée de départ de ce projet collectif autour de la terre, de l’air, de l’eau et du feu. Mais comme souvent dans mes shootings, le résultat final est allé bien au-delà de l’idée que j’avais en tête au départ. Ce que j’aime dans les shootings collectifs pour femmes, ce n’est pas seulement de créer de belles images. C’est aussi tout ce qui se passe autour : les échanges, les idées qui circulent, les imprévus, les fous rires et surtout cette entraide qui se crée naturellement entre les participantes, même lorsqu’elles ne se connaissent pas au début de la journée.

Imaginer un shooting collectif autour des quatre éléments

Pour ce projet, chaque participante devait représenter l’un des quatre éléments : la terre, l’air, l’eau ou le feu. Elles ont d’ailleurs toutes choisi leur élément. Certaines avaient une préférence très nette, parce qu’elles se reconnaissaient spontanément dans l’un d’eux. Pour d’autres, j’ai apporté mes conseils en fonction de la manière dont je les imaginais dans cet univers et des idées que j’avais pour leurs portraits.

En amont du shooting, je partage mes inspirations, les lieux envisagés, les couleurs, les vêtements et les différentes idées de direction artistique. Mais une fois que nous nous retrouvons, le projet devient véritablement collectif.

Le jour du shooting, chacune arrive avec ce qu’elle a préparé. Certaines avec un simple sac, d’autres avec une véritable valise de vêtements et d’accessoires. On étale tout et on regarde ensemble ce qui peut fonctionner. En fonction des couleurs, des matières et des coupes, je commence à imaginer les compositions. Je propose certaines tenues, toujours avec l’accord de la participante, et les idées commencent à évoluer.

Parce que chacune peut aussi apporter la sienne. Une idée peut venir de moi, d’une participante ou simplement d’une discussion autour de ce que nous avons sous les yeux. Certaines propositions deviennent de véritables images, d’autres sont simplement testées et ne fonctionnent finalement pas. Et c’est très bien comme ça.

Terre et air au bassin de Champagney

La première partie du shooting s’est déroulée au bassin de Champagney. Les quatre participantes étaient présentes, mais nous avons finalement travaillé uniquement autour de la terre et de l’air lors de cette première rencontre.

Pour la terre, je voulais quelque chose de sauvage, d’animal, et l’une des participantes a accepter de peindre de l’argile sur le visage de celle qui représentait cet élément. Je donne une direction, mais je laisse aussi de la place aux autres femmes de mettre la main à la pâte.

Pour l’air, le travail était différent. Nous voulions notamment apporter du mouvement avec des voilages. Et là encore, la personne photographiée n’était pas seule à construire son image : deux autres participantes agitaient les tissus derrière elle pendant que je photographiais.

C’est quelque chose qui peut sembler anodin lorsque l’on regarde simplement la photographie finale. Pourtant, derrière cette image, il y avait trois femmes qui travaillaient ensemble pour créer le mouvement que je voulais obtenir.

Et cette entraide ne s’arrêtait pas là. Un cheveu mal placé, un vêtement à remettre correctement, un détail que la personne photographiée ne peut pas voir elle-même : une autre participante intervient naturellement pour l’aider. Chacune peut devenir tour à tour modèle, aide, conseillère ou simplement regard extérieur.

C’est pour cela que je ne parlerais pas vraiment d’assistanat. Je préfère parler d’équipe. Pendant ces shootings, nous formons réellement un petit groupe qui participe ensemble à la création des images.

Créer avec ce que la nature nous offre

Même si ces shootings sont préparés à l’avance, il faut aussi accepter de composer avec la réalité du lieu. Une idée peut sembler parfaite sur le papier et devenir impossible une fois sur place. La lumière n’est pas forcément celle que l’on imaginait, l’environnement ne permet pas toujours la composition prévue ou un élément du décor vient complètement changer ce que nous avions en tête.

Il faut alors s’adapter et parfois faire le deuil de certaines idées.

C’est aussi ce que j’aime dans les shootings en extérieur. Je n’ai pas envie de fabriquer un décor artificiel simplement pour obtenir une image esthétique. Je préfère utiliser ce qui est réellement présent : la lumière, les arbres, l’eau, le vent, les matières et tout ce que le lieu peut nous offrir.

Même lorsqu’il y a de la mise en scène, j’aime que l’image puisse sembler naturelle et qu’elle reste cohérente avec l’environnement. C’est une approche que l’on retrouve également dans mes séances de famille à domicile : utiliser ce qui existe déjà plutôt que d’apporter des éléments qui n’ont rien à voir avec le lieu ou avec les personnes photographiées.

Eau et feu au lac du Malsausy

La deuxième partie du shooting s’est ensuite déroulée au lac du Malsausy, cette fois autour de l’eau et du feu.

Ces deux éléments permettaient d’explorer des ambiances très différentes. L’eau évoque naturellement le mouvement, la fluidité et quelque chose de plus doux, tandis que le feu peut amener davantage de force, d’intensité et de caractère.

Avec ce type de concept, on peut rapidement partir vers quelque chose de très théâtral, presque comme si les participantes devaient devenir des déesses des éléments. C’était une possibilité, mais j’avais envie de recentrer régulièrement le projet vers ce que j’aime photographier : des femmes avant d’être des personnages.

Les quatre éléments étaient là comme une inspiration. Ils permettaient de travailler les couleurs, les matières, les mouvements et les émotions, mais chacune restait avant tout elle-même.

C’est finalement ce qui a donné quatre interprétations différentes du même concept, avec des portraits et des émotions qui ne se ressemblent pas.

Un shooting collectif, ce n’est pas seulement poser devant un appareil photo

C’est probablement la partie que j’aime le plus dans ces projets. Vu de l’extérieur, participer à un shooting photo collectif peut sembler assez simple : on vient, on se fait photographier et on repart avec des portraits.

Mais ce n’est pas vraiment ce qui se passe.

Pendant plusieurs heures, les participantes se regardent travailler, s’encouragent, donnent leur avis, s’aident à remettre une tenue ou une mèche de cheveux en place, tiennent un accessoire ou un tissu et proposent parfois des idées auxquelles personne n’avait pensé au départ.

Elles se voient aussi dans des situations où elles ne se seraient peut-être jamais retrouvées autrement. Et surtout, elles apprennent à se connaître.

Au début, certaines ne se connaissent pas du tout. Puis, au fil de la journée, les conversations dépassent rapidement le cadre du shooting. On parle des photos, évidemment, mais aussi de nos vies, de nos expériences, de tout et de rien. On rigole, on échange et on découvre les personnes qui se trouvent derrière les femmes que l’on avait rencontrées quelques heures auparavant.

Et parfois, ces rencontres continuent après le shooting. Des liens se créent, des échanges se poursuivent et certaines participantes deviennent même amies.

La solidarité entre femmes au cœur de mes shootings collectifs

C’est cette dimension qui est particulièrement importante pour moi.

Je ne veux pas que mes shootings collectifs soient uniquement une succession de femmes qui viennent poser devant mon objectif. J’ai envie qu’il y ait une véritable solidarité entre les participantes, qu’elles puissent se respecter, s’épauler et participer ensemble à la création des images.

Parce qu’au fond, la photographie n’est qu’une partie de l’expérience.

Les images sont évidemment importantes. C’est ce que chacune emportera avec elle après le shooting. Mais tout ce qui s’est passé autour de l’appareil photo compte aussi : les idées partagées, le coup de main donné à une autre, le tissu agité pour créer un mouvement, le rire entre deux prises ou simplement le fait de se sentir entourée pendant quelques heures.

Pour moi, c’est aussi une manière de créer du lien entre des femmes qui ne se seraient peut-être jamais rencontrées autrement.

Les quatre éléments étaient donc le point de départ de ce projet. La terre, l’air, l’eau et le feu nous ont permis d’imaginer des univers différents et de créer des portraits qui correspondent à chacune.

Mais ce que je retiens surtout de ce shooting, c’est cette petite équipe que nous avons formée pendant ces deux rendez-vous. Quatre femmes qui ne se connaissaient pas forcément, quatre personnalités différentes, quatre éléments choisis librement et une envie commune de créer quelque chose ensemble.

Et finalement, c’est peut-être ça que j’aime le plus dans les shootings collectifs pour femmes : on vient pour faire des photos, mais on repart souvent avec bien plus qu’une série de portraits.

Participer à un prochain shooting collectif à Belfort

J’aime imaginer ces projets comme des moments de création, mais aussi comme des occasions de rencontrer d’autres femmes, d’échanger et de prendre part à une expérience collective.

Si vous avez envie de participer à un prochain shooting photo collectif pour femmes près de Belfort, vous pouvez me contacter ou suivre mes prochains projets sur le site et mes réseaux sociaux.


Je suis photographe de femmes à Belfort, et je réalise mes séances principalement en Franche-Comté, en Alsace et un peu dans les Vosges.

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